Petit rappel : notre société occidentale est marquée par la force en l’individualisme. Il ne s’agit pas de dire si c’est bien ou mal. C’est un constat. Nos grands parents et arrière grands parents ont connu une société plus communautaire où les corps constitués étaient essentiels dans l’organisation de notre vie : l’Eglise, la famille, l’Etat, les partis politiques, l’armée ou les syndicats. Chacun s’identifiait par rapport au groupe auquel il appartenait. Aujourd’hui, ces grands corps ont perdu de leur force et de leur présence. L’individu d’aujourd’hui se définit par ce qu’il est. Son identité est multiple et changeante ; les trajectoires de vie sont complexes : réussite, chute, création d’une famille, divorce, etc. L’homme doit s’appuyer de plus en plus sur lui-même. S’il peut compter sur les Autres, ceux-ci sont moins présents qu’avant. Tout peut rapidement basculer.
Les repères ont donc changé. Ils n’ont pas pour autant disparu. L’Homme doit s’en sortir par lui-même. Suite